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Rencontre avec l’écrivaine Brigitte Giraud
La rencontre s’est prolongée largement avec un petit groupe d’élèves. | L’automne dernier, des élèves du lycée Bel-Air ont participé au Goncourt des lycéens. Brigitte Giraud, l’une des finalistes du prix littéraire, est allée à leur rencontre. En novembre dernier, Brigitte Giraud a été une des quatre auteures finalistes du Goncourt des lycéens avec son roman Un loup pour l’homme. Mardi après-midi, elle a échangé avec une quarantaine d’élèves du lycée Bel-Air qui avaient mis son livre dans leur top 3. Comme le livre d’Alice Zeniter, couronné par le Goncourt des lycéens, l’histoire de Brigitte Giraud se passe en Algérie. C’est celle de ses parents : son père, appelé et envoyé en Algérie, que sa mère, enceinte, suit là-bas. Brigitte va y naître à l’automne 1960. « Le drame vécu par mon père » Devant les lycéens, elle raconte les blocages de son père. « J’ai écrit ce roman pour essayer de comprendre le drame vécu par mon père et dont il n’a jamais parlé à personne. Comme pour la Première Guerre mondiale, personne ne voulait entendre ce que les soldats racontaient, c’était trop horrible, constate l’auteure. Concernant les représailles, les tortures, l’écart n’est pas très grand entre être témoin et être complice. Le fait d’avoir vu quelque chose et de ne pas avoir pu l’empêcher, c’est terrible. » Orlane, une élève, témoigne : « Mon grand-père, dès qu’on prononçait le mot Algérie, il se fermait. » Maryse Le Gall, documentaliste du lycée, souligne la qualité de l’écriture : « Le ton est très réaliste. J’ai l’impression d’être parmi les héros. » Un élève s’étonne de l’absence de dialogue. « Je n’en mets dans aucun de mes livres. Il oblige à s’interrompre, à entrer dans une autre langue. Je trouve que dans la plupart des cas, les dialogues sonnent faux. Ils sont trop écrits ou racontent une partie de l’info, explique Brigitte Giraud. Mais pourquoi pas ? J’ai fait une pièce de théâtre, là ce ne sont que des dialogues, ça va vite. J’ai aussi adapté un de mes romans pour France 2. Là aussi, ce ne sont que des dialogues. » Un autre élève lui pose la question de l’adaptation au cinéma. « Oui, j’ai eu un réalisateur. Mais c’est beaucoup plus facile d’écrire que de produire. Tout ce qui concerne la guerre d’Algérie, c’est tabou, il y a encore des blocages. C’est pas gagné ! » Tinténiac

 

Isabelle Pellerin rencontre les agents techniques du lycée Bel Air de Tinténiac

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